À partir de quel IMC est-on obèse ?
Pour savoir si on est obèse ou non, les médecins se basent sur plusieurs critères, et notamment sur l'indice de masse corporelle (l'IMC). Ce dernier permet d'estimer la répartition du poids en fonction de la taille d'une personne.
Il est essentiel de comprendre que l'évaluation du poids de forme ne se résume pas à un simple chiffre sur la balance. Tel un baromètre de santé, l'IMC permet de situer la personne sur une échelle de corpulence, en tenant compte de son gabarit.
► Cet indicateur suffit pour poser un diagnostic.
L'IMC : un indicateur de base
Selon l'OMS, l'IMC est un outil qui permet d'évaluer le degré d'obésité. Il indique la plage de poids idéal en fonction de votre taille. Il se calcule à partir du poids en kilogramme divisé par la taille en mètre carré. ► (Découvrez notre dossier sur comment calculer son IMC).
L'IMC se présente comme un repère objectif et simple à utiliser pour la plupart des adultes. Par exemple, une personne mesurant 1,70 m et pesant 68 kg obtiendra un IMC de 23,5 kg/m², ce qui se situe dans la zone de confort, loin du surpoids.
- Poids (kg) = 68
- Taille (m) = 1,70
- IMC = 68 / (1,70 x 1,70) ≈ 23,5
Voici comment interpréter les valeurs obtenues :
| Indice Obtenu | Conclusion |
| Si l'indice obtenu est proche de 22 | Poids idéal |
| Si l'indice obtenu est inférieur à 18,5 | Trop maigre |
| Si l'indice obtenu est supérieur à 25 | Surpoids |
| Si l'indice obtenu est entre 30 et 35 | Obésité Modérée |
| Si l'indice obtenu est 35 et 40 | Obésité Sévère |
| Si l'indice obtenu est 40 | Obésité Massive |
À noter : Ces seuils sont des repères internationaux permettant d'harmoniser les diagnostics et de faciliter la prise en charge médicale.
Plus l'indice de masse corporel est élevé et plus les risques de maladies associées sont importants. S'il est fiable pour les adultes, hommes ou femmes, entre 18 et 65 ans, il faut toutefois savoir que cet indicateur est à utiliser avec prudence car son interprétation est différente dans certains cas de figure, comme chez la femme enceinte, les sportifs de haut niveau, les enfants, les personnes gravement malades ou encore les seniors.
Par exemple :
- Un athlète pratiquant la musculation peut présenter un IMC élevé non pas à cause d'un excès de graisse, mais parce que sa masse musculaire est supérieure à la moyenne.
- Chez les seniors, la masse musculaire diminue naturellement tandis que la masse grasse augmente, ce qui peut fausser l'analyse de l'IMC.
- Chez les enfants et adolescents, l'IMC est adapté en fonction de courbes de croissance spécifiques.
À retenir : L'IMC est donc un premier indicateur, à compléter par d'autres paramètres pour refléter la réalité de la santé corporelle.
Aussi, l'IMC ne prend pas en compte la masse musculaire, la répartition de la graisse et l'ossature, qui elle est pris en compte dans l'IMG. Quoi qu'il en soit, pour confirmer le diagnostic posé par l'IMC obésité, le médecin se réfèrera à votre tour de taille.
L'importance du tour de taille :
Pour affiner le diagnostic, les professionnels de santé mesurent le tour de taille. La graisse abdominale est en effet considérée comme la plus dangereuse, car elle entoure les organes vitaux :
- Chez la femme : 88 cm ou plus
- Chez l'homme : 102 cm ou plus
► L'obésité est prononcée en cas de tour de taille de 88 cm pour les femmes et 102 cm pour les hommes.
L'excès de graisse abdominale accroît le risque de développer des maladies cardiovasculaires, du diabète de type 2 ou de l'hypertension. Cette mesure, simple à réaliser à l'aide d'un mètre ruban, permet une approche plus personnalisée et pertinente que le seul IMC.
Quand l'obésité conduit à un grave problème de santé
Même si l'indicateur affiche un résultat entre 25 et 30, ce qui veut dire que vous êtes en surpoids ou en situation de surcharge pondérale, à long terme, les conséquences sur votre santé sont élevées. Il vous faut commencer à songer à adopter au plus vite de nouvelles habitudes alimentaires et à avoir une bonne hygiène de vie pour ne pas devenir obèse.
À quoi expose le surpoids prolongé ?
- Essoufflement lors d'activités courantes (monter des escaliers, marche rapide...)
- Fatigue chronique et douleurs articulaires, notamment au niveau des genoux et du dos
- Augmentation du risque de diabète, d'hypertension artérielle et de certains cancers
- Diminution de la qualité de vie et de l'estime de soi
Du point de vue médical, l'obésité est un excès de graisses stockées dans les cellules du tissu adipeux ayant des conséquences sur la santé. Elle favorise l'apparition des maladies métaboliques comme le diabète, les maladies respiratoires, cardiaques, articulaires et le cancer. Il y a beaucoup de facteurs qui jouent sur l'obésité, comme l'absence d'activités physiques, les rythmes de vie, l'alimentation... cependant, elle peut aussi être d'origine génétique ou épigénétique.
On pourrait comparer le corps à une voiture : plus il embarque de poids inutile, plus le moteur s'essouffle. À terme, les organes - tels que le cœur, véritables moteurs de notre organisme - sont sollicités à l'excès, ce qui accélère leur vieillissement.
Les conséquences de l'obésité sont multiples, mais elles ne se résument pas uniquement à la santé physique. Les répercussions psychologiques sont aussi très présentes : sentiment d'isolement, difficulté à s'accepter, voire troubles de l'humeur.
Facteurs aggravants de l'obésité :
- Alimentation trop riche en sucres et en matières grasses transformées
- Manque de sommeil ou sommeil de mauvaise qualité
- Stress chronique pouvant conduire à des compulsions alimentaires
- Mode de vie sédentaire, avec peu d'activité physique
- Antécédents familiaux d'obésité ou dérèglements hormonaux
L'idéal est d'en parler à votre médecin traitant pour mettre en place des mesures efficaces.
Quelles stratégies adopter ?
- Rééquilibrer son alimentation : Privilégier les fruits, légumes, protéines maigres, et limiter les produits industriels.
- Augmenter son activité physique : Marcher plus, pratiquer un sport, ou intégrer le mouvement dans son quotidien.
- Faire un suivi médical régulier : Un professionnel de santé pourra accompagner, rassurer et ajuster le parcours si besoin (nutritionniste, diététicien, psychologue).
- S'entourer : Par exemple grâce à des ateliers de groupe, des associations ou des proches motivants.
- Être patient : Changer ses habitudes n'est pas un sprint, mais un marathon ! Les résultats gagnent à être progressifs, sur la durée.
Enfin, il ne faut jamais sous-estimer l'impact de l'accompagnement psychologique et motivationnel dans la lutte contre l'obésité. Prendre conscience de l'importance de son bien-être, apprendre à écouter son corps sans se juger, et se fixer des objectifs atteignables sont autant d'éléments pour retrouver le chemin de sa santé et de son épanouissement personnel.
Rappel : L'IMC est un outil utile, mais il n'est qu'un des nombreux marqueurs à surveiller pour préserver sa qualité de vie. La santé ne se mesure pas uniquement en chiffres, elle se vit au quotidien, dans l'équilibre et la bienveillance envers soi-même.